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Panneaux de chantier : comprendre la signalisation temporaire
AK5, B14, KC1, K8 : sur un chantier, chaque panneau porte un code, et chaque code correspond à une fonction précise définie par la réglementation française. Bien les connaître, c’est composer une signalisation complète, lisible et cohérente. Voici comment vous y retrouver.

Les trois fonctions d’une signalisation temporaire
Une signalisation de chantier s’organise toujours en trois séquences. La signalisation d’approche prévient l’usager en amont : panneaux de danger AK et indications KC1. La signalisation de position matérialise le chantier lui-même : balisage K, cônes, barrages, séparateurs. La signalisation de fin de prescription lève les restrictions après la zone : panneaux B31 et K2 avec mention fin de chantier.
Les familles de panneaux à connaître
Type AK, le danger. Triangles à fond jaune qui annoncent le chantier : AK5 pour les travaux, AK3 pour un rétrécissement, AK17 pour un alternat par feux, AK30 pour un bouchon. C’est toujours le premier panneau que rencontre l’usager.
Type B, la prescription. Les obligations et interdictions : B14 pour la limitation de vitesse, B3 pour l’interdiction de dépasser, B15 et C18 pour la priorité de passage en alternat, puis les panneaux de fin de prescription B31, B33 et B34.
Type KC1 et KD, l’indication et la déviation. Les panneaux jaunes de chantier important (attention travaux, circulation alternée, route barrée, sortie de camions) et toute la gamme des panneaux de déviation : direction, présignalisation et confirmation d’itinéraire dévié.
Type K, le balisage de position. Les dispositifs qui délimitent physiquement la zone : cônes K5a, piquets K5b, balises d’alignement K5c, balises de guidage K5d, chevrons K8, ruban K14 et séparateurs de voies K16.
Quelle taille de panneau choisir
La taille dépend du type de route. La gamme Petite (700 mm pour un triangle) est réservée aux rues étroites en milieu urbain, la gamme Normale (1000 mm) couvre les routes bidirectionnelles, les gammes Grande et Très Grande sont destinées aux routes à chaussées séparées. À noter : les panneaux des grandes gammes posés au sol doivent rester verticaux, les supports inclinés type pied lyonnais sont réservés aux gammes Petite et Normale.
Classe 1 ou classe 2 : la rétroréflexion
Tous les panneaux temporaires doivent être rétrofléchissants, et les panneaux visibles simultanément doivent être de la même classe. Sur routes à chaussées séparées, la classe 2 (dite T2) est obligatoire. Et si le chantier est maintenu de nuit, le premier panneau de danger AK est équipé de trois feux de balisage synchronisés R2. Ces exigences expliquent pourquoi un même panneau existe en plusieurs finitions.
Côté matériel, les panneaux temporaires actuels sont en acier galvanisé monobloc sur pied lyonnais, avec des racks de stockage qui facilitent la gestion du parc et le transport par transpalette.
Ce qu’il faut retenir
Un chantier bien signalé combine les trois séquences (approche, position, fin), dans la bonne taille pour le type de route, avec une classe de rétroréflexion homogène. Notre équipe compose avec vous la liste exacte de panneaux pour votre configuration : retrouvez notre gamme de signalisation temporaire en location comme à la vente, pour vos chantiers de voirie comme pour les interventions des collectivités.
Questions fréquentes
Quels panneaux faut-il pour un chantier sur trottoir en ville ?
En milieu urbain, la signalisation est allégée mais reste obligatoire : un panneau AK5 en approche, un balisage de position (barrières, cônes) et une interdistance d’environ 10 mètres entre les panneaux. La gamme Petite suffit sur les rues étroites.
Peut-on louer des panneaux de chantier ?
Oui. La location convient aux chantiers ponctuels, la vente aux entreprises qui s’équipent durablement. Les deux formules existent au jour, à la semaine ou au mois.
Que signifie un panneau jaune sur un chantier ?
Le fond jaune signale le caractère temporaire : panneaux de danger AK, indications de chantier KC1 et déviations KD. À la fin des travaux, ils doivent être retirés ou masqués.
Les règles citées proviennent de la réglementation française de la signalisation temporaire (IISR, 8e partie) à la date de rédaction. Référez-vous toujours aux prescriptions applicables à votre chantier.

